Eric Dupond-Moretti : anti-féministe ? Ému face à la demande de Macron d’être ministre ? Il répond !

La nomination polémique de l’avocat en tant que ministre de la Justice n’en finit pas de faire parler. Lors du 20h de France 2, il a donné sa première interview depuis qu’il occupe son nouveau poste.

Eric Dupond-Moretti
Source : Instagram

Le remaniement proposé par Emmanuel Macron n’a pas convaincu les internautes, qui ont fait savoir leur mécontentement sur les réseaux sociaux et dans la rue lors de manifestations. Deux nominations polémiques sont remises en cause : celle de Gérald Darmanin d’abord, puisqu’il est toujours visé par une enquête pour viol ; et celle d’Eric Dupond-Moretti, dont l’image publique a été plus que fragilisé par certaines prises de position jugées anti-féministe.

A l’occasion du 20h de France 2, l’avocat a accordé sa première interview depuis sa nomination.

Eric Dupond-Moretti
Source : Instagram

Il y a deux ans, Eric Dupond-Moretti aurait refusé le poste

Cette vidéo a fait le buzz sur les réseaux sociaux et est devenue virale lorsque la nomination de l’avocat star a été officialisée. Elle montre Eric Dupond-Moretti se faire interviewé sur LCI, expliquant qu’il refuserait d’être ministre de la justice si on lui proposait :

« Personne ne me le proposera, ce serait un bordel… Personne n’aurait jamais l’idée complètement saugrenue, invraisemblable de me proposer ça et je n’accepterai jamais (…) Et moi, franchement, je ne vais pas accepter un truc pareil. Ce n’est pas mon métier et je n’ai pas les compétences. Je n’aimerais pas faire ça ! »

En deux ans, Eric Dupond-Moretti a donc changé d’avis, lui qui explique avoir immédiatement répondu par l’affirmative. Il explique en effet avoir été « surpris, interloqué, ému mais pas hésité« . Mieux encore, il a « dit oui tout de suite » expliquant qu’il n’avait réfléchi qu’après avoir accepté.

ERIC DUPOND-MORETTI
Source : Twitter @AFP

Eric Dupond-Moretti sait que la tâche est immense !

L’avocat est toutefois conscient de la charge de travail qui l’attend. « En revanche, il y a beaucoup d’humilité parce que la tâche est immense et en réalité il faut que j’apprenne mon administration, il faut que je l’apprivoise, que j’aille dans des domaines qui ne sont pas les miens puis j’ai de grandes ambitions pour ce beau ministère« .

Et il est attendu au tournant par les nombreuses personnes dont la nomination n’a pas convaincu, avec en premier lieu les citoyens qui luttent pour légalité hommes / femmes et qui accusent Eric Dupond-Moretti de s’opposer au mouvement Me Too et de n’être, par extension, absolument pas féministe. 

Eric Dupond-Moretti affirme être féministe

Le sujet du féministe a donc évidemment été abordé durant l’interview, le compagnon d’Isabelle Boulay étant sans doute au courant de toutes les polémiques qui existent autour de sa nomination. Mais il le dit « sans rougir« , il est féministe. « Voilà ce que j’ai dit : je suis pour une égalité absolue entre les hommes et les femmes, notamment sur le plan salarial » aurait-il d’après, d’après Le Parisien.

De quoi rassurer ses détracteurs ? Pas sûr, car il n’oublie pas de lancer un petit tacle au féminisme trop excessif : « Le féminisme, c’est une très grande cause, mais il est dévoyé quand il est excessif ». 

Eric Dupond-Moretti
Source : Instagram

Que reprochent les féministes à l’avocat ?

Certaines prises de parole d’Eric Dupond-Moretti en plein mouvement Me Too ont scandalisé une partie de la population française. A LCI, il avait notamment dit ceci : « Que siffler une femme devienne une infraction pénale, c’est ahurissant. La bienséance doit régler cela, pas la loi« .

Il était allé plus loin en citant des femmes qui lui sont proches qui regretteraient de ne plus être sifflées de la sorte dans la rue : « Et puis il y a d’ailleurs des femmes qui ont dit ‘Moi, ça me fait très plaisir d’être sifflée‘. J’ai entendu ce matin une dame que je ne nommerai pas mais que j’aime beaucoup qui dit ‘Moi, je ne regrette de ne plus l’être’. On ne peut pas monter les uns contre les autres en permanence « .

Une prise de position qui s’oppose totalement avec celle mise en avant par le mouvement Me Too qui veut, entre autres, en venir à bout du harcèlement des rues, celui qui terrifie les femmes (car cela commence généralement par des sifflés mais peut très vite déraper).

Il ne reste plus qu’à voir si cette première interview parviendra à satisfaire les réticents, même si c’est sur le terrain de la justice qu’Eric Dupond-Moretti est attendu, lui qui a quelques mois pour imposer sa pattes.


Pierre Costero

Pierre Costero

Passionné d'écriture, je suis rédacteur web depuis sept ans. Je m'intéresse à l'actualité médiatique et la vie des célébrités en partageant avec justesse les dernières nouveautés brûlantes.