Quand Eric Dupond-Moretti s’en prend aux ayatollahs de l’écologie, il se lâche !

Eric-Dupond-Moretti a préfacé le dernier livre du président de la fédération des chasseurs. Et il assume !

DUPON MORETTI
Source : Twitter @libe

Décidément Eric Dupond-Moretti est l’une des stars du nouveau . Grand amateur de chasse et fauconnier, le nouveau ministre avait préfacé l’ouvrage de son ami Willy Schraen, le de la fédération des chasseurs. Bien que cet écrit date d’avant son entrée au gouvernement, EDM comme on l’appelle parfois, en revendique chaque mot. Il qualifie de petit bijou ce livre qui doit sortir le 18 août. Et dans la préface, l’ancien avocat y va de bon coeur. Du très grand Dupond-Moretti. Qu’on soit pour ou contre la chasse, on ne peut nier l’extraordinaire verve de sa plume. Bien sûr, cette plume transpire le vitriol mais elle est à la mesure, voire à la démesure de l’homme.

Une préface à la hauteur du talent du personnage

Pour qui a vu plaider l’ancien ténor du barreau, le texte est dans la droite ligne de l’ogre du nord. Il y exprime le plus profond de sa pensée. D’ailleurs le ministre a toujours revendiqué sa passion pour la chasse. Il faut savoir que l’homme pratique aussi la fauconnerie. C’est une technique de chasse ancestrale qui existait déjà à l’époque des romains. La chasse à la fauconnerie est dite de haut vol, lorsqu’elle est pratiquée en plaine et avec un faucon. Elle se fait en compagnie d’un faucon et d’un chien d’arrêt. Pour la petite histoire, quand le chien signale la présence d’un gibier, le fauconnier lâche son oiseau. Celui-ci monte alors à une altitude très élevée. Le chasseur donne alors l’ordre à son chien de lever le gibier. C’est alors au faucon de plonger sur sa proie, à une vitesse qui peut atteindre 300 à 350 kilomètres à l’heure. Bien entendu l’article n’a pas pour but de prendre position pour ou contre la chasse mais la fauconnerie méritait quelques explications.

Eric Dupond-Morreti dépèce les extrémistes

« Ce livre, les ayatollahs de l’écologie s’en serviront pour allumer le barbecue où ils cuiront leurs steaks de soja ». Ça, c’est dit. Et le gaillard de continuer à dévorer ses détracteurs à belles dents. « Ils veulent que nous ayons honte d’être chasseurs » tout en critiquant « l’extrémisme » et le « dogmatisme aveugle » de ceux qui voient des meurtriers dans les chasseurs et il ne se prive pas de comparer certains défenseurs de la cause animale à des illuminés et à des intégristes. Toujours est-il que le ministre a écrit  » quand je tue un perdreau je n’ai pas honte ».

Et cela fait

Bien entendu la préface du ministre en a hérissé plus d’un. Les pro et les anti-chasse se sont bien entendu violemment écharpés sur les , et parfois sans beaucoup de nuances. Parmi ceux qui ont su raison garder dans cette tornade, on peut citer un  journaliste du Monde. Ainsi William Goldnagel, a-t-il twitté qu’il ne mangeait pas de viande, qu’il ne chassait pas et qu’il n’en tirait ni honte ni vanité et qu’il n’était le directeur de conscience de personne.  Et il profitait de son tweet pour prier le chasseur de ne pas prendre tous les défenseurs des animaux pour de sombres demeurés.

Deux camps s’affrontent

D’autres ont été beaucoup moins nuancés et les écrits, dans les deux camps ont manqué de nuance, comme souvent sur les réseaux sociaux et surtout, comme toujours lorsque deux camps s’affrontent. En définitive si ce débat n’avance pas, c’est peut-être parce qu’il est trop passionné. On peut comprendre qu’un chasseur n’ait pas envie de se voir traiter de meurtrier, tous ne sont pas des viandars. Mais on peut aussi comprendre qu’un défenseur de la cause animale, n’ait pas envie de se faire traiter d’illuminé. Tous ne sont pas des illuminés. Un peu de respect, et ceci des deux cotés de la barrière, ne serait pas nuisible au débats.