Coronavirus : des étudiants infirmiers n’ont toujours pas été rémunérés suite à la crise

S’ils ont été nombreux à être réquisitionnés durant le pic de l’épidémie, les primes promises n’ont pas été versées pour tout le monde encore, à l’heure actuelle.

On les a applaudis durant de nombreuses semaines, chaque soir à 20h, et pourtant, les membres du personnel hospitalier n’ont pas encore eu la chance d’être récompensés à leur juste valeur. Ils ont tout donné durant de nombreuses semaines, s’occupant des patients au sein de services réellement surchargés. Néanmoins, la récompense n’est pas là pour le moment, pour certains de ces travailleurs méritants. En effet, de nombreux étudiants infirmiers ont été dépêchés pour rejoindre les hôpitaux, de manière à venir compléter des équipes, souvent en sous-effectif. Mais ces étudiants patientent depuis des mois après leur salaire.

Les promesses faites vont-elles être tenues ? Ces étudiants vont-ils profiter de leur salaire, et / ou de la prime comme cela leur a été proposé lorsqu’ils se sont engagés ? Pour le moment, ceux-ci patientent toujours.

Vers une récompense pour les efforts fournis ?

Le coronavirus a généré un engorgement important dans certains établissements hospitaliers. Si toute la n’a pas été touchée de la même manière par l’épidémie, les hôpitaux d’Île-de-France ont connu une très forte affluence, et le manque de personnel et de chambres s’est rapidement fait sentir. Il a donc été indispensable de demander main forte, notamment auprès des étudiants infirmiers.

Ceux-ci ont été des milliers à rejoindre les équipes déjà sur place, de manière à offrir leur aide, mais tout en travaillant comme n’importe quel professionnel de santé bien évidemment. Dans certains services plus engorgés que d’autres, ils ont même travaillé près de 5 mois à temps plein, de manière à venir compléter des équipes en sous-effectif, qui souffraient énormément du manque de personnel. Ces infirmiers encore débutants ont travaillé auprès de ces hôpitaux sur leur période de stage, ainsi les conditions n’étaient absolument pas celles qu’ils auraient dû connaitre, au cours d’un stage classique.

De ce fait, certaines régions ont décidé de proposer un salaire plus important, puisque la rémunération des stagiaires est bien trop faibles pour rémunérer une telle quantité de travail.

Un paiement qui se fait attendre

Néanmoins, de nombreux étudiants n’ont à ce jour, pas reçu leur complément de salaire, alors que certains ont travaillé de mars à juillet. Ils ont généralement travaillé dans des régions comme la , la Nouvelle Aquitaine, et bien évidemment l’Île de France, tout au long de cette période.

Il s’agirait d’après les déclarations de l’AP-HP, d’un problème administratif. Une mauvaise coordination entre les établissements serait en cause. En effet, écoles et hôpitaux n’ont pas toujours réussi à coordonner leurs efforts, ce qui explique les retards de paiement de plusieurs mois. Cependant, pendant ce temps, de nombreux étudiants qui ont fourni de gros efforts attendent toujours, et sont relativement en colère.

Une situation bientôt rétablie

Les dernières déclarations officielles vont vers une amélioration de la situation dans les semaines à venir. Il est donc très probable qu’à la rentrée de septembre, les salaires et les primes soient versés en bonne et due forme.

Tout travail mérite salaire, et encore davantage lorsque la tâche consiste à sauver la vie de milliers de personnes. Nous espérons donc pour eux que tout rentre dans l’ordre sous les meilleurs délais, afin qu’ils puissent profiter du fruit de ces efforts.