Pesticides cancérogènes dans l’eau du robinet : faut-il paniquer ?

Une étude relayée ce mercredi n’est pas forcément très rassurante puisqu’il y aurait des résidus de pesticides cancérogènes dans l’eau que nous buvons.

Eau du robinet
Source : capture Pixabay

Il est important de préciser que l’eau en France fait l’objet de nombreuses études et vérifications pour qu’elle soit potable. En fonction de certaines périodes et notamment de la météo, il y a parfois des problèmes qui conduisent les mairies à prendre des mesures. Par exemple, pendant l’épidémie du coronavirus, certaines communes ont décidé d’augmenter les traitements. En campagne, lorsque les pluies sont diluviennes, il n’est pas rare d’avoir une eau différente. Des contrôles sanitaires ont donc été réalisés.

Eau du robinet
Source : capture Pixabay

C’est quoi cette affaire des pesticides cancérogènes ?

Lorsque l’eau arrive dans votre verre, elle n’est pas directement puisée dans un milieu naturel. En effet, il y a de nombreuses étapes qui sont réalisées pour qu’elle soit dédiée à la consommation, il faut des traitements, des analyses et des solutions sont adaptées en fonction des résultats. Comme le Monde le précise, vous n’êtes pas à l’abri d’un problème puisque le risque zéro n’existe pas.

Eau du robinet
Source : capture Pixabay
  • Plus de 273 000 prélèvements ont été étudiés par les autorités compétentes depuis 2019, cela permet de réaliser cette conclusion.
  • Dans l’eau du robinet, il y aurait donc des résidus dédiés à des pesticides perturbateurs endocriniens et cancérogènes.
  • 9.3 % des prélèvements se retrouvaient dans cette situation, ce qui peut être assez alarmant, car boit-on de l’eau contaminée ?

Des substances ont alors été découvertes au moins une fois pour ces prélèvements et l’objectif de l’enquête était de déterminer la toxicité.

Des analyses réalisées par l’ONG Générations Futures

Bien sûr, l’ONG estime que les résultats sont inquiétants, car 10 molécules sont tout de même identifiées comme l’herbicide atrazine. Il n’est en réalité pas surprenant que de tels résidus soient retrouvés puisque la pollution est réelle. Lorsque des produits chimiques sont utilisés, ils se retrouvent forcément dans le sol et donc dans les réservoirs qui sont utilisés pour alimenter les réseaux en eau. Les nappes phréatiques sont alors contaminées avec plus ou moins de force en fonction des zones. Il est tout de même nécessaire de préciser qu’il faut du temps pour que les produits chimiques atteignent ces nappes, certains scientifiques évoquent une période de 20 ans.

Si vous n’avez pas confiance en cette eau du robinet, vous pouvez toujours acheter de l’eau en bouteille, mais le plastique reste le plus grand problème que ce soit pour le stockage ou encore le recyclage. D’autres achètent des filtres qui permettent notamment de supprimer quelques résidus, mais nous ne savons pas s’ils ont un impact sur les molécules découvertes lors de cette enquête. L’ONG estime qu’il faudrait une approche à la fois harmonisée et transparente sur ce sujet pour en apprendre un peu plus. Nous saurions alors à ce stade si nous devons nous inquiéter de notre consommation de l’eau du robinet ou non.

Généralement, les communes publient sur leur site Internet les différents prélèvements réalisés ainsi que les traitements proposés.


Jennifer Pardé

Jennifer Pardé

Je suis passionnée par les mots, le métier de rédactrice Web s’est dévoilé comme incontournable il y a plus de 8 ans. Je n’hésite pas à partager mon avis sur tous les sujets notamment la politique, la télévision et les people.