Le chef de la police de Paris visite un officier blessé lors d'une manifestation de pompiers

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Un officier de police français a été grièvement blessé mardi lors d'affrontements entre la police anti-émeute et les pompiers exigeant un meilleur salaire. Le chef de la police de Paris, Didier Lallement, a condamné les violences lors d'une visite à l'hôpital du patient.

Les premiers signes de troubles sont apparus mardi lorsque les pompiers ont tenté de bloquer la circulation sur le boulevard intérieur de la Porte de Bagnolet à l'est de Paris, provoquant des reproches du bureau de la préfecture sur les réseaux sociaux pour ne pas avoir respecté l'itinéraire de protestation convenu.

L'itinéraire de la manifestation de mardi, en présence de milliers de pompiers, était prévu avenue de la République à Nation dans le centre de Paris.

Cependant, avant d'arriver au bout de l'itinéraire, des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et la police anti-émeute, qui ont tiré des gaz lacrymogènes et utilisé des matraques.

Les vidéos des affrontements sont devenues virales sur les réseaux sociaux, ajoutant une pression sur le gouvernement concernant les tactiques policières françaises de contrôle des foules.

Frappé par une bombe

Mercredi, les médias français ont rapporté qu'un policier avait été grièvement blessé au pied après avoir été touché par une bombe artisanale. Il a ensuite été transporté dans un hôpital voisin.

Le lendemain matin, le chef de la police de Paris, Didier Lallement, lui a rendu visite.

Lallement, qui a exprimé son soutien aux officiers et gendarmes déployés lors de la manifestation, a publié un communiqué de presse condamnant les violences.

Des obus de mortier ont également brûlé deux autres policiers lors des affrontements, selon le syndicat de la police de l'Unité SGP.

Les pompiers exigent un meilleur salaire et de meilleures conditions, y compris une augmentation de leur prime de risque, qui n'a pas changé depuis 1990.

Vêtus d'uniformes, au mépris d'une interdiction de police, certains ont allumé leurs uniformes comme un geste symbolique avant que des collègues éteignent les incendies.

En octobre, les pompiers ont également manifesté à Paris, réclamant un meilleur salaire, des garanties de leurs prestations de retraite et un plus grand respect de leur profession.