La loi sur la prostitution a été adoptée

Mercredi 6 avril, la loi sur la prostitution sur laquelle travaille la députée PS Catherine Coutelle depuis plus de 2 ans a été adopté par l’Assemblée nationale. La proposition socialiste visant à lutter contre la prostitution consiste majoritairement à pénaliser les clients. 

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Une fois le texte adopté, la France va donc devenir le 5e pays européen à sanctionner les clients de prostituées. Cette mesure s’inspire de la Suède, qui depuis 1999, pénalise les clients de prostituées. C’est une conduite également adoptée par la Norvège, le Royaume-Uni et l’Islande.

Pour le parti socialiste, adopter un tel comportement reviendrait à considérer les prostituées comme des victimes et non plus comme des délinquantes.

Un projet de loi qui ne fait pas l’unanimité

Si les partisans socialistes ont voté majoritairement oui pour l’adoption de ce projet de loi, les sympathisant de droite se sont plutôt opposé. En effet, l’Assemblée, à majorité de gauche, s’est toujours prononcée pour une telle sanction, alors que le Sénat, à majorité de droite l’a rejetée à chaque fois. Mais, in fine, ce sont les députés qui auront le dernier mot et imposeront cette mesure.

Bien évidemment, des prostituées et des abolitionnistes ont manifesté hier devant l’Assemblée nationale. Une soixantaine de travailleurs(euses) du sexe, en grande majorité originaires d’Amérique latine et de Chine, se sont réunis derrière une banderole clamant : « putes aux poings levés contre la pénalisation des clients ».

Les associations d’aide craignent que la pénalisation des clients pousse les prostitué(e)s à se retrancher vers plus de clandestinité et de précarité. Jacques Toubon, le défenseur des droits redoute que la pénalisation rende « plus difficile l’action des services de police dans la lutte contre la traite et le proxénétisme », et expose « davantage les prostitué(e)s à la violence de certains clients et aux contaminations au VIH et/ou aux hépatites virales ». 

Différentes mesures devraient être mises en place

Le projet de loi prévoit que l’achat d’actes sexuels sera désormais puni par une amende de 1.500 euros pour le client et de 3.500 euros en cas de récidive. Dans une autre mesure, le délit de racolage passif qui sanctionnait les prostitués n’existera plus.

Pour une meilleure prise en charge, la création d’un parcours de sortie va être mis en place. En effet, la proposition de loi prévoit plusieurs mesures d’accompagnement social afin d’aider les prostitué(e) s qui ont envie de sortir du système.

A propos de Estelle 70 Articles
Passionnée d'actualités, Estelle s'occupe des rubriques France, International et Economie.

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