Factures illégales de taxi : Agnès Saal jugée 2 fois

Agnes Saal

Agnès Saal, l’ancienne directrice de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) et du centre Georges Pompidou a été condamnée lundi à payer 4500€ d’amende pour des frais de taxis exorbitants. Elle a été jugée pour « détournement de fonds publics par personne chargée d’une mission de service public », et est de nouveau convoquée au tribunal ce vendredi 15 avril pour une autre affaire liée. 

L’énarque Agnès Saal réputée jusqu’alors brillante et travailleuse a écopé aujourd’hui de 150 jours d’amende à 30 euros, soit 4 500 euros, par le tribunal correctionnel de Créteil pour ses notes de taxis démesurées en dehors de ses fonctions. En cas de non-paiement, les jours amende deviennent des jours de détention et le condamné effectue tout ou partie de sa peine en prison. Elle sera à nouveau jugée pour d’autres notes de taxi hors de prix sur la période de 2007 à 2014, lorsqu’elle était directrice du centre Georges Pompidou. L’affaire avait éclaté en avril 2015 lorsqu’un « corbeau » l’a dénoncée au conseil de l’administratrice de l’INA en dévoilant les 38 000€ de notes de taxi avec la compagnie G7 dépensés en moins de dix mois. Cette affaire l’a poussée à démissionner deux jours après sa médiatisation, à la demande de Fleur Pellerin, alors Ministre de la Culture.

Agnès Saal plaide coupable

Dans les deux affaires, Agnès Saal plaide coupable et dit regretter ces abus « à un point infini ». Elle a même laissé son fils utiliser son code professionnel, « uniquement en cas d’urgence », mais le montant de ses courses s’élève à 6700€. Elle sera de nouveau jugée pour « détournement de fonds publics par personne chargée d’une mission de service public » où sa peine devrait être confirmée, toutefois sans savoir ce qu’elle sera. Un de ses avocats, Me Éric Morain, a déclaré « Je regrette qu’on ait maintenu deux procédures. Cela fait trois sanctions avec la mesure disciplinaire ». Au début du mois de janvier, le président François Hollande avait exlu par décret la haut fonctionnaire de la fonction publique pour deux ans, dont six mois ferme. Elle est donc sanctionnée administrativement au moins jusqu’à juin.

Lors d’une interview donnée au journal Le Monde en janvier, elle a reproché à l’INA de n’avoir exercé « aucune procédure de cadrage ». « Je ne voyais pas moi-même le détail de mes courses, je n’y pensais même pas. Quand je montais dans le taxi, je ne regardais pas le compteur, car je travaillais. (…) J’aurais dû exercer un autocontrôle », expliquait-elle. Elle ajoutait avoir « eu le réflexe de laisser » à son fils le code de l’abonnement « en cas d’urgence », sans en vérifier l’usage. Elle regrettait également d’avoir servi de symbole de « la détestation de la haute fonction publique et de ses abus ».

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Passionnée d'actualités, Estelle s'occupe des rubriques France, International et Economie.

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