Un gigolo 2.0 arrêté dans la capitale alsacienne !

Un jeune homme s’inscrivait sur les différents sites de rencontres pour voler ses conquêtes. Pire encore, il prenait des photos de leurs appartements pour les mettre en location sur Internet.

Prison

Si statistiquement au vingtième siècle plus de 10 % des couples se sont formés à la sortie de la messe, tel n’est plus le cas au troisième millénaire. Certes les mariages des amis ou l’appartenance au même cercle associatif ou amical permet parfois de former des couples.
Ceux qui en ont assez d’attendre que l’âme sœur se manifeste tentent souvent de forcer le destin en s’inscrivant sur des sites de rencontres.

De nombreux sites en ligne

Internet regorge de sites promettant aux candidats à l’amour de leur trouver la ou le partenaire idéal. Certains sites sont sérieux, d’autres le sont nettement moins. D’autres encore sont dédiés aux rencontres éphémères. Mais comme le dit le vieux dicton, la nuit tous les chats sont gris et cela s’applique parfaitement aux rencontres envisagées sur la toile. Derrière son écran chacun peut se parer de mille qualités, voire mettre des photos retouchées en ligne. La déception est malheureusement souvent à l’arrivée et le ou la charmante créature de la photo n’a strictement rien à voir avec celle ou celui qui se présente au rendez-vous.

Mais les sites de rencontres sont aussi hantés par des escrocs et des brouteurs, dont les seules motivations sont d’extorquer le maximum d’argent à leur victime. Souvent ces derniers ou ces dernières, et les victimes sont autant des hommes que des femmes, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Bien entendu la cyber-police veille mais elle n’a que peu de moyens face à l’ingéniosité toujours plus grande des malfrats. Il s’agit donc d’être très prudent lorsqu’une rencontre est envisagée et il faut toujours couper court quand l’autre demande soudainement des grosses sommes d’argent sous les prétextes les plus divers et les plus variés.

tinder

Un escroc déjà recherché au Canada a été arrêté à Strasbourg

Âgé de 24 ans un jeune Afghan a bien vite compris le bénéfice qu’il lui était possible de tirer de ses sites de rencontres. Ainsi il a mis au point une méthode très élaborée et très rentable en jouant sur plusieurs tableaux.

Le jeune homme s’est inscrit sur plusieurs sites et abordait ses proies en disant chercher l’amour. Ensuite le jeune homme donnait rendez-vous à ses futures victimes, et lors de cette rencontre, il en profitait pour subtiliser cartes et coordonnées bancaires à ses conquêtes.

Mieux encore, il s’arrangeait pour prendre des photos des appartements de ses victimes et les mettre en location sur des sites internet et pour en encaisser des loyers en avance ; il n’y a pas de petits profits dit-on.
L’affaire pourrait presque prêter à sourire si le préjudice des victimes n’était pas aussi important, tant financièrement que moralement. Près d’une trentaine de femmes sont tombées dans le panneau du faux amoureux. Le nombre de loyers indûment encaissés par l’escroc n’est par contre pas connu à ce jour et les policiers strasbourgeois qui mènent l’ espèrent bien réussir à identifier l’ensemble des victimes.

Un bien dangereux personnage

Les investigations menées par les enquêteurs ont malheureusement révélé d’autres faits, bien plus graves et inquiétants. Ainsi la police a-t-elle découvert que l’individu faisait déjà l’objet d’un avis de recherche au Canada. Il est également accusé de viol par une de ses victimes et a été incarcéré à la de Bordeaux dont il s’est évadé.

Celui que la police surnomme « le gigolo 2.0 » est actuellement incarcéré à Strasbourg où il fait l’objet d’une surveillance attentive du fait de sa fâcheuse tendance à vouloir fausser compagnie à ses gardiens. Il sera jugé pour les faits d’escroquerie par le tribunal de Strasbourg, faits qu’il dit reconnaître dans leur intégralité. Pour ce qui concerne les accusations de viol, elles feront l’objet d’une comparution devant une cour d’assises le cas échéant.