Sale temps pour les humanitaires. Après l’assassinat de six d’entre eux au Niger, un septième tué au Guatemala !

Il ne fait vraiment pas bon être humanitaire ces derniers jours. Après l’assassinat de six d’entre eux au Niger, un autre vient d’être tué au Guatemala. Mais que se passe-t-il ?

Coup sur coup, à moins de 24 heures d’intervalle, sept humanitaires français sont tombés dans des guets-apens et ont été tués. Les six premiers au Niger, le septième au Guatémala. Que se passe-t-il donc dans le monde pour que les personnes qui viennent offrir de l’aide se fassent tuer?

Un lien entre les deux?

Les deux attentats ne semblent pas avoir de lien entre eux. En effet, les premières victimes appartiennent à l’ONG Acted. Elles venaient d’arriver au Niger et avaient juste fini leur période de confinement. Cette association qui a été créée en 1993 n’a pas eu de menaces et n’a pas d’ennemis connus. Son but est tout simplement d’apporter une aide dans les endroits où cette aide est nécessaire. La victime assassinée au Guatemala est elle, le président d’ AVSF, agronomes et vétérinaires sans frontières. Il vivait depuis 20 ans au Guatemala et n’avait aucun ennemi connu. Il venait de quitter un village et avait pris un raccourci à travers un chemin de campagne quand les habitants du village ont entendu des coups de feu. Lorsque la police est arrivée, elle n’a pu que constater le de la victime. Onze impacts de balles ont été trouvées sur son pick-up. Selon les autorités et les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été au mauvais endroit au mauvais moment.

Une attaque terroriste au Niger

Au vu des premières observations faites au Niger, l’assaut est à mettre au crédit d’un groupement terroriste. En effet, il était évident ce jour là que les quatre hommes, venus en moto et lourdement armés voulaient faire un coup d’éclat. Le choix du lieu de l’attaque démontre que le but était d’attendre des touristes et de les massacrer. En effet, le weekend, de nombreux visiteurs viennent pour contempler les derniers troupeaux de girafes de l’Afrique de l’Ouest. Il suffisait donc de se poster et d’attendre. C’est ce que les terroristes ont fait. Les humanitaires d’ACTED étaient venu à six, quatre femmes et deux hommes, accompagnés d’un chauffeur et d’un guide. Sept des victimes ont été abattues par balle. L’une des femmes avait réussi à s’enfuir mais a été rattrapée et égorgée. Le opératoire et l’endroit choisi pour l’embuscade portent, selon des sources autorisées, la signature de djihadistes.

La n’était pas forcément visée

L’attaque visait des touristes, pas forcément des français ou des humanitaires. En effet, le but était sans doute de mettre le Niger sous pression et le pays semble l’avoir compris comme cela. En attaquant des lieux considérés comme sûrs, les terroristes s’en prennent indirectement à l’état du Niger et le mettent sous pression. Il faut savoir que cette région du Sahel est relativement instable. Plusieurs groupements djihadistes luttent  pour prendre le pouvoir dans la région, sans doute pour y reconstruire un état islamique.

Pas de revendication à ce jour

L’attentat n’a pas été revendiqué pour le moment. Par contre, le GSIM, Groupement de Soutien à l’ et aux Musulmans a fait savoir que son organisation n’a rien à voir avec l’attentat. Cette situation est relativement inédite, les groupes djihadistes ayant tendance a revendiquer fièrement leurs actes. S’agit-il d’une tentative de déstabilisation d’un groupement par un autre ? En matière de terrorisme rien n’est jamais à écarter. Toujours est-il que la France et le Niger vont faire tout leur possible pour élucider l’affaire et tenter d’arrêter les responsables. En attendant le Niger a étendu l’état d’urgence dans la région. D’autre part l’armée nigérienne, aidé par les militaires américains et français ont de suite ratissé la région. Ils ont réussi à abattre l’un des assaillants mais ses complices ont pour le moment réussi à échapper à leurs poursuivants.