Le confinement est-il un aveu d’échec de la part du gouvernement ? Des manifestations sont-elles prévues ?

Un nouveau confinement nous pendait au nez, il semble désormais inéluctable. En attendant l’allocution d’Emmanuel Macron, pouvons-nous considérer que cette décision est le reflet d’une mauvaise gestion du covid19 ?

Confinement
Source : capture Pixabay

Depuis le 11 mai dernier, date de fin d’un confinement de huit semaines imposé par le gouvernement d’ pour limiter au maximum l’épidémie du nouveau venu de Chine, les français ont peu à peu retrouvé une vie normale. Ils étaient heureux de voir petit à petit leur quotidien retrouver sa normalité, avec la réouverture des salles de sport, des restaurants et bars ou encore des cinémas. Nous agissions finalement tous comme si le covid-19 était derrière nous, bien que le port du masque se sont considérablement démocratisé et que des mesures soient toujours mises en place. Elles ont visiblement manqué d’efficacité puisqu’un nouveau devrait être annoncé ce soir par le Président de la République, d’après des rumeurs persistantes relayées par de grands médias.

Le Président se disait prêt : mais le sommes-nous réellement ?

Durant l’été, les chiffres de transmissions ont drastiquement augmenté (plus de 18% de taux de positivité). La panique n’était cependant pas au rendez-vous. Puisque les tests se sont démocratisés et développés, il était logique que le nombre de personnes contaminées soit plus important. Les vacances d’été ont donc pu se dérouler dans des conditions presque normales, bien que le masque se soit imposé dans notre quotidien. Obligatoire dans les lieux publics clos, il l’est également à l’extérieur dans plusieurs grandes villes de France et départements durement touchés par le virus.

Force est de reconnaître qu’une grande majorité de français ont vécu sans se soucier du virus. Loin de nous l’envie de blâmer qui que ce soit, mais la société s’est relancée, heureuse profiter de la saison estivale. Emmanuel Macron semblait en tout cas confiant, expliquant il y a quelques semaines que si la France allait subir une nouvelle vague, le gouvernement serait prêt. Mais l’est-il finalement, lui qui semble envisager un nouveau confinement d’une durée de quatre semaines qui pourrait être annoncé dès ce soir lors de son allocution en direct depuis l’Élysée.

Or, cela fait des semaines que les portes-paroles du gouvernement expliquent qu’un nouveau confinement n’est pas prévu et ne sera discuté qu’en cas de dernier recours. Avec le nombre de morts qui augmentent chaque jour et des hôpitaux saturés, qui vivent déjà pour certains des moments aussi difficiles (voire plus) qu’en mars dernier, nous nous trouvons vraisemblablement au coeur d’une deuxième vague. En d’autres mots, nous vivons le dernier recours.

Un nouveau confinement plus souple

Le gouvernement ne souhaiterait cependant pas un confinement similaire à celui du mois de mars dernier. Cette fois-ci, des mesures un peu plus souples seraient mises en place, avec notamment le maintien des écoles, collèges et lycées. Emmanuel Macron ne veut visiblement pas sacrifier l’éducation, car la fermeture des établissements scolaires creusent les inégalités sociales. Pour les étudiants, les cours seront maintenus également, mais en ligne seulement. Le télé-travail sera remis au centre, et nous nous demandons pourquoi il n’a pas été priorisé ces derniers mois. Certains pays ont considérablement mis en avant le télé-travail et l’ont poussé à se développer même après le confinement. Il est important aujourd’hui de se questionner là dessus et de se demander si, confinement ou non, il ne serait pas indispensable que les entreprises qui le peuvent fassent travailler depuis chez eux les salariés. 

La question est maintenant de savoir si les français sont prêts à assumer ce nouveau confinement, vu par certains comme un véritable aveu d’échec d’un gouvernement qui n’a pas su prendre les mesures nécessaires pour protéger la population. Le couvre-feu ne semble pas porter ses fruits, et a déjà été vivement critiqué, notamment par les restaurateurs, obligés de fermer leur établissement chaque soir. En Italie, les manifestations sont nombreuses. Les citoyens hurlent leur mécontentement face aux mesures jugées liberticides prises par le gouvernement. Mais un confinement n’est même pas encore à l’ordre du jour dans le pays de Leonard de Vinci. Les français se rejoindront-ils dans la rue également ? On attend avec impatience l’officialisation des nouvelles mesures dès ce soir pour avoir une idée plus clair de l’avenir.


Pierre Costero

Pierre Costero

Passionné d'écriture, je suis rédacteur web depuis sept ans. Je m'intéresse à l'actualité médiatique et la vie des célébrités en partageant avec justesse les dernières nouveautés brûlantes.