La proposition de loi sur l’avortement du groupe Ecologie Démocratie Solidarité (EDS) dame le pion à la majorité !

Le groupe Ecologie Democratie Solidarité vient de déposer une proposition de loi sur l’allongement de la durée de l’accès à l’avortement !

Une nouvelle loi devrait voir le jour dans le cadre de l’avortement. En effet, le groupe EDS tente de faire allonger les délais. Il convient avant tout de faire la différence entre une proposition de loi et un projet de loi. En effet, pour mettre en place une nouvelle loi, deux circuits existent. Le premier passe par le . Le second par les députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition. Selon qui veut mettre la loi en place, cela porte un nom différent. Ainsi quand il s’agit d’un souhait du gouvernement cela s’appelle un projet de loi. Lorsque cela vient des parlementaires, la procédure s’appelle une proposition de loi. Alors la différence vient du fait que le gouvernement doit mettre la procédure en place. Si l’idée vient de lui, il n’y a pas de souci. Par contre, lorsque cela vient des députés, ils ne peuvent pas imposer au gouvernent de donner un avis favorable.

La politique politicienne prend le dessus

En fait, le projet est très simple. Les députés souhaitent rallonger la durée de la période de grossesse pendant laquelle l’avortement est envisageable. En effet, si au tout début, l’avortement était possible pendant les dix premières semaine, ce délai a été prorogé à 12 semaines. Aujourd’hui un certain nombre de députés voudraient porter ce délai à 14 semaines. L’idée est dans l’air depuis un moment. C’est donc le groupe EDS, qui est formé par priorité d’anciens marcheurs, qui vient de lancer la proposition de loi. Or, ces quinze élus viennent de damer le pion aux députés de l’ancienne majorité en proposant cette nouvelle disposition. Ceci a provoqué l’ire du groupe , ancien groupe majoritaire, qui ne dispose plus aujourd’hui de la majorité absolue. En effet, le groupe majoritaire voulait lui, déposer la proposition de loi pour la mettre au crédit du parti du actuel.

Une rivalité entre marcheurs et anciens marcheurs

En fait, il semble que cette proposition de loi sème une vraie zizanie dans la majorité. On est en pleine politique politicienne. En effet, ce projet devait être mis au crédit du parti du président. Or, en se faisant damer le pion par les députés qui ont quitté le groupe LREM pour fonder le groupe EDS, les députés LREM tentent de s’y opposer. En effet, l’EDS a repris l’idée à son compte. Ce faisant, la majorité s’est vexée. Du coup le gouvernement a donné un avis défavorable à cette proposition de loi alors qu’il est favorable au projet. Il est clair qu’on marche sur la tête et on se retrouve dans la vraie politique politicienne. En effet, rejeter une idée qu’on apprécie simplement parce qu’elle est portée par quelqu’un d’autre est surréaliste. En effet, quel est l’intérêt de  vouloir combattre une idée qu’on apprécie alors qu’on reproche juste à cette proposition de venir de quelqu’un d’autre.

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Vers une nouvelle #bataille sur l’IVG à l’Assemblée nationale? Quarante-cinq ans après la loi Veil, les députés vont examiner une proposition de loi pour rallonger de 12 à 14 #semaines le délai légal pour accéder à l’interruption volontaire de #grossesse. Ce texte, porté par la députée du groupe EDS et ex-LREM Albane Gaillot, supprime également la clause de conscience spécifique à l’#ivg pour les #médecins qui ne veulent pas pratiquer d’avortements. Chaque #année, entre 3.000 et 5.000 #femmes françaises partiraient avorter à l'étranger à cause d'un dépassement du délai légal de 12 semaines de grossesse pour pratiquer un #avortement. Pour ou Contre un allongement du délai de l'IVG ?

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Un commentaire désastreux

En fait du coté de la LREM,  les commentaires sont totalement stupéfiants « c’est dommage le texte aurait du être à l’actif de la majorité » . Cela veut tout dire. En effet, cela signifie clairement que le gouvernement et la majorité sont vexés du fait que cette proposition de loi vienne d’ailleurs que du gouvernement. Mais cela donne aussi une vision désastreuse de certains hommes ou de certaines femmes politiques. En effet, dès lors que le gouvernement a donné un avis défavorable à un projet que pourtant lui voulait mettre en place, on peut s’interroger sur la vraie motivation des personnes en place. En effet, cela signifie clairement que personne ne se préoccupe des femmes et de leurs difficultés à avoir recours à l’avortement. Seule la politique politicienne l’emporte. Or, un gouvernement élu est censé travailler dans l’intérêt du peuple et les femmes en font partie. Du moins on l’espère.