Rose McGowan : elle exige des excuses de la part de son agresseur

A 46 ans, Rose Mc Gowan semble toujours assoiffée de justice.
Après avoir incarné il y a plusieurs années le mouvement #MeToo, l’ancienne star de la série Charmed ne compte pas s’arrêter au cas Harvey Weinstein.
Sur Twitter, l’actrice s’est livré à une série de posts.

Objectif : mettre en lumière un traumatisme sexuel qu’elle dit avoir subi à l’âge de 15 ans, par Alexander Payne, un réalisateur américain.
Selon Rose Mc Gowan, l’homme d’aujourd’hui 59 ans l’aurait forcé à regarder un film pornographique avec lui, alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente.

Des faits qui remontent à plus de 30 ans.

Le magazine américain Newsweek a d’ores et déjà repris l’accusation, et considère le récit de Rose Mc Gowan comme un cas “d’inconduite sexuelle”, ce qui outre-manche, concerne tout comportement sexuel constituant un délit “moins grave” que le viol ou l’agression sexuelle.

Un acte que Rose Mc Gowan n’entend plus cacher. Dans un deuxième tweet sur son compte officiel, l’actrice en a dévoilé davantage sur ses intentions. Pour elle, il ne s’agit pas de détruire une réputation, mais de pousser son agresseur à reconnaitre ses actes ainsi que leur portée. Une façon pour elle, de mettre en lumière son désir d’excuses publiques.

D’autant que de telles accusations semblent faire grandement écho à des propos déjà tenus en 2018. Lors d’une conférence à New-York, animée par le journaliste Ronan Farrow, Rose Mc Gowan évoquait pour la première fois un viol par un « homme influent à Hollywood », bien avant l’agression d’Harvey Weinstein. Sans avoir nommé le réalisateur, l’actrice laissait déjà apparaitre son intention d’évoquer haut et fort ses agressions sexuelles.

Alexander Payne, toujours silencieux face aux attaques

Malgré les sollicitations de plusieurs médias américains, le réalisateur d’origine grecque n’a pas encore réagi suite avec accusations de Rose Mc Gowan.
Principalement reconnu pour ses deux films «Sideways» et «The Descendants», Alexander Payne a été oscarisé à deux reprises pour ses scénarios.

Le cinéaste a également participé à la création de deux longs-métrages produits par PlayBoy, Inside Out, et Inside Out III, deux films aux larges consonances érotiques, si ce n’est pornographiques.
Un travail aujourd’hui perçu d’un autre oeil, depuis la prise de parole de Rose Mc Gowan.

 

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Une actrice déjà mobilisée lors de l’époque #Me Too

Pour rappel, l’actrice avait été l’une des premières à dénoncer Harvey Weinstein pour violences sexuelles. Une prise de parole qui avait déclenché un réel raz-de-marée tant le monde du cinéma que dans la société entière. Lorsqu’en 2017, l’actrice évoque une agression survenue en 1997, le mouvement #MeToo prend de l’ampleur, de quoi mener le producteur hollywoodien à une condamnation de 23 ans de prison ferme (verdict rendu en mars 2020).

Au cours du procès, la justice américaine avait alors pu se référer à la liste des victimes d’Harvey Weinstein, dressée par l’actrice Asia Argento en 2017. 93 femmes annonçaient alors publiquement avoir été agressées par Harvey Weinstein. Parmi elles, d’autres actrices, ou mannequins, comme Cara Delevingne, Emma de Caunes, Salma Hayek, Judith Godrèche, Angelina Jolie, Léa Seydoux ou Gwyneth Paltrow.

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