Jeff Bezos : ses salariés construisent une guillotine devant sa maison !

Des salariés mécontents d’Amazon déposent une guillotine devant la maison du nabab.

Amazon
Source : capture Pixabay

Jeff Bezos n’a jamais passé pour le meilleur patron du monde. En effet, les conditions de travail d’ sont régulièrement mises à l’index et cela quel que soit le pays où se trouvent les filiales ou les entrepôts de l’entreprise. Milieu 2017, le médecin du travail et la CARSAT (caisse d’assurance maladie et de retraite) de Montélimar avaient poussé un cri d’alarme. En cause ? les conditions de travail des salariés de l’entrepôt, une des cinq plateformes de stockage de l’entreprise en France. Ce rapport dénonçait les conditions de travail en vigueur. Il était question de cadences infernales et de pressions psychologiques. Mais la France n’est pas le seul pays où les salariés d’Amazon dénoncent leurs conditions de travail.

Une grève au niveau planétaire en 2019

Ainsi en 2019, plusieurs milliers de salariés, employés dans le monde entier ont fait grève pour dénoncer les conditions de travail chez Amazon. Le siège de la société n’a pas vraiment l’air de s’en préoccuper plus que cela. Lors du congrès d’août 2014 de la Confédération Syndicale Internationale du travail, Jeff Bezos a été élu comme le pire patron du monde. Il faut savoir que cette confédération est présente dans 161 pays et représente 180 millions d’employés. Ceci prouve bien que le problème se présente dans toutes les filiales de la société. C’est donc bien un problème de management.

Les conditions de travail des employés sont désastreuses

De tous les pays concernés reviennent les mêmes plaintes. Ce ne sont donc pas des problèmes locaux. Et les constations faites dans les entrepôts sont très inquiétantes. Tout d’abord il s’avère que le personnel de manutention dans les entrepôts fait une moyenne de 24 à 26 kilomètres à pied pendant son poste. C’est plus que la moitié d’un marathon. Ils disposent de 6 minutes de pause pour aller au toilettes. Pire, ils sont équipés d’un dispositif qui surveille leurs moindres mouvements sous prétexte d’efficacité. Ceux qui protestent ou se syndicalisent se font très rapidement licencier. C’est le de la prise d’otage économique.

Du coté de l’encadrement ce n’est guère mieux

Ceux-ci travaillent en moyenne 80 heures par semaine et les mails envoyés à minuit sont monnaie courante dans la maison. Beaucoup d’entre eux sont au bord du burn out et nombreux sont ceux qui ont déjà craqué au bureau. Ils sont évalué quotidiennement par un logiciel spécial. Eux aussi ont une laisse économique. Amazon leur fait signer une clause de non-concurrence de 18 mois. Cela rend le changement de société très difficile et Amazon en joue. Cela permet à la boite de museler les cadres et de confiner leurs salaires. C’est tout simplement une totalitaire de l’entreprise et de son PDG.

Des salariés américains ont monté une guillotine devant le domicile de Jeff Bezos

Près d’une centaine de personnes dont un ancien salarié de Bezos ont monté une guillotine devant le domicile de Washingthon du PDG d’Amazon. On ignore si ce dernier est actuellement présent dans la capitale américaine. Et ce n’est pas la première fois. Fin juin la même opération avait été menée. Une pancarte placée devant la machine proclamait « soutenez nos communautés pauvres et pas nos hommes riches » . Un activiste armé d’un mégaphone déclamait « quand ils sont menacés et que nous n’avons pas de voix, les couteaux sortent » .

C’est donc la seconde fois en moins de trois mois que des protestations de ce type ont lieu devant le domicile de l’homme d’affaires. D’après le Guardian c’est un licenciement qui serait abusif qui aurait mis le feu aux poudres. Une fois de plus les manifestants, qui comportent des salariés d’Amazon, protestent contre leurs conditions de travail. L’un d’eux a déclaré que ce n’était pas possible que les employés gagnent environ 15 dollars de l’heure là où leur PDG en gagne 4000 par seconde.