Dupond-Moretti recadre une députée sur la grammaire !

Une députée se fait reprendre par le garde des sceaux à cause de ses fautes.

Eric Dupond-Moretti
Source : Instagram

Les parlementaires examinent actuellement un projet de loi sur le Conseil Economique, Social et Environnemental. En effet, cette structure qui est peu connue, sert d’organisme consultatif dans les grands projets. En fait, cette assemblée comporte 233 membres et est chargée de donner son avis sur les grandes questions sociétales, économiques et environnementales. D’ailleurs cet organisme peut être saisie par voie de pétition. Or, il est actuellement question d’élargir les pouvoirs de cet organisme pour en faire un module de consultation citoyen. Du moins c’est l’idée à la base. Ainsi cette modification législative a fait l’objet d’un débat à l’, chez les députés. Or, une députée avait jugé utile de tenter de rajouter une chicane au mode de saisine futur de cette assemblée, du moins lorsque la nouvelle loi sera entrée en vigueur.

Une chicane inutile voire discriminante

Cette dame a déclaré tout de go qu’il fallait rajouter un amendement exigeant que la requête de saisine de la commission se fasse « dans un français correct ». Certes la loi prévoit que en , la langue officielle est le français. Ainsi tout document officiel doit être rédigé dans cette langue. C’est la même chose dans les autres pays et ce n’est pas choquant en soit. Par contre, il est clair que cette demande est aussi inapplicable que discriminante. Elle est inapplicable dès lors qu’il est quasiment impossible de définir ce qu’on appelle correct. En fait, partant de ce principe, il faudrait définir à partir de quel moment le français est dit correct. A partir de combien de fautes ? Où alors dans quel registre de langage ? Aurait-on le droit d’utiliser uniquement les mots qui existent dans le dictionnaire de l’Académie Française?  Bref de l’art de se compliquer la vie pour rien.

D’aucuns y ont vu une arrière pensée

Vouloir faire adopter ce type de texte signifie clairement qu’on veut tout simplement empêcher toute une frange de la population d’accéder à cet organisme. En fait, cela éliminerait d’entrée la plupart des étrangers du fait qu’ils ne maitrisent pas tous la langue. Cela empêcherait aussi les plus précaires d’y voir accès dès lors qu’on sait que souvent la précarité et l’absence de formation sont liés. De plus, on sait que de plus en plus personnes font des fautes de français. D’autre part il y a des gens qui sont dyslexiques, comme le grand Albert Einstein qui est sans doute le plus grand esprit contemporain. Eh bien, si on adoptait cette loi, Einstein ne pourrait pas saisir le CESE. Trop de fautes…Il faut raison garder et d’ailleurs le rapporteur de la commission a fait observer que nombres de députés faisaient des fautes et que lui-même n’était pas le dernier.

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Unique en mon genre, très simple

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Le de la en rajoute une couche

A peine son observation faite, Dupond-Moretti est monté au créneau. En effet, l’ogre des Ardennes a sèchement fait remarquer qu’il avait quelqu’un qui lui était très proche, qui était français mais qui n’a pu aller à l’école française que pendant une année. Il a rajouté que cette personne écrivait très mal le français. Sans doute le ministre pensait-il à sa maman, d’origine italienne, qui a toujours du peiner pour joindre les deux bouts. Mais l’ancien ténor du barreau a fait mieux. Il a repris une phrase de la députée en la citant . En effet, la parlementaire avait dit « il devra-t-être » . Or il n’y a pas de « t » alors que la députée l’avait nettement prononcé. C’est une énorme faute de grammaire, surtout pour une députée qui veut imposer un « français correct ». Et le ministre lui a fait perfidement remarquer que malgré cette énormité qu’elle venait de faire, son amendement était examiné…Et pan sur le bec madame la députée.