Conséquences du coronavirus : des patients développent des troubles psychiatriques

Les personnes ayant contracté le coronavirus souffrent pour beaucoup de syndromes psychologiques, parfois dans des proportions importantes. Quelle est la nature de ces troubles ?

Depuis le mois de mars, le fait peur, même très peur. Et il est vrai qu’une certaine paranoïa s’est installée dans les pays les plus touchés, avec une appréhension de la contamination. Pire encore, ceux qui ont contracté le seraient nombreux à vivre des moments difficiles, même quelques mois après la guérison de la . Victimes d’un syndrome post-traumatique, ils auraient développé dans des proportions importantes, des symptômes psychiatriques plus ou moins graves, qui les poursuit malgré une amélioration de leur état physique.

Une étude italienne nous explique ces symptômes

Il faut savoir que les informations concernées nous proviennent d’une étude menée par l’hôpital San Raffaele. Celui-ci se trouve à Milan, en Lombardie, l’une des régions les plus touchées par la maladie. Tout au long de la fin de l’hiver et du printemps, de nombreux morts furent à déplorer dans cette région.

L’étude concernée fait état de 42% de patients souffrant d’angoisses, et de 28% développant un syndrome post-traumatique, des statistiques très alarmantes. Il est loin de s’agir de quelques cas isolés et le nombre d’adultes suivis lors de cette étude est suffisamment important pour offrir des résultats clairs.

Une étude menée sur 402 patients

Il s’agit bien sûr exclusivement de patients guéris, et ils sont en tout 402 à avoir accepté de suivre l’étude, dont le but était de suivre l’état de santé de malades ayant survécu au coronavirus. Ceux-ci ont également connu des épisodes d’insomnie, à hauteur de 40%, ce qui fait un peu moins d’un patient sur deux. D’autres, pour 31%, traversent actuellement un trouble dépressif.

Selon l’étude, les hommes seraient un peu moins touchés par ces troubles psychologiques, alors qu’elles ont été, en proportion, moins touchées par le coronavirus. Comme on peut l’imaginer, les personnes ayant des antécédents ont souffert davantage : celles et ceux qui ont déjà souffert par le passé de troubles psychiatriques, ont bien évidemment été plus touchés par ces troubles, que ceux qui n’ont jamais souffert de problèmes de ce type.

Comment peut-on expliquer ces problèmes ?

De nombreux éléments peuvent venir expliquer ce problème de troubles psychiatrique, survenu auprès de nombreux patients. On peut tout d’abord l’associer à la réponse immunitaire et au virus, pour ce qui concerne les causes purement organiques. Mais d’autres éléments, liés à l’environnement, peuvent aussi être incriminés, et venir expliquer l’origine de ces symptômes psychologiques. Notamment, il peut s’agir de la peur de la mort, stimulée par le fait de contracter une maladie potentiellement mortelle. Un certain isolement social s’est aussi installé pour certains d’entre eux, et celui-ci a démarré au moment même de leur infection. Les malades du Coronavirus sont en effet généralement sommés de rester chez eux, et de ne pas avoir de contacts avec d’autres personnes. Cet isolement peut donc être à l’origine de nombreux dégâts.

Néanmoins, les chercheurs ont prendre le temps de chercher encore un peu plus précisément l’origine de ces troubles. Notamment, ceux-ci ont déclaré souhaiter rechercher des biomarqueurs inflammatoires, qui pourraient aider à identifier la présence des différents troubles psychologiques concernés.

Quoiqu’il en soit, on ne peut que conclure que la maladie a un impact sur le long terme sur la vie des patients : ceux-ci souffrent non seulement de la maladie pendant plusieurs semaines, mais vivent également des dommages collatéraux. Rappelons que certains avaient fait face à une résurgence des symptômes du coronavirus quelques semaines après la guérison.