365 jours : Netflix réagit aux nombreuses pétitions demandant la suppression du film !

La plateforme américaine a réagit via son porte parole qui s’est confié à The Guardian et cela ne risque pas de plaire aux nombreux détracteurs du film.

365 jours
Source : BFMTV

En quelques années, la plateforme américaine a imposé toute sa puissance et est désormais connue de tous. Elle a redéfini le rapport qu’entretiennent les personnes avec les séries en proposant, non plus d’attendre une semaine entre chaque épisode, mais d’avoir accès à l’intégralité de la série immédiatement. Par extension, le terme « binge watching » (visionnage boulimique) a été créé, et signifie le fait de regarder très rapidement un contenu. 

Netflix : un choix éclectique salué par la critique

Si Netflix propose des séries et films connus de tous (ou pas), la plateforme américaine est également son propre producteur de contenus. La série a été saluée par la critique pour ses choix souvent innovants. Elle avait notamment fait parler d’elle lors de la sortie de la première saison de 13 reasons why, série produite par Selena Gomez

Rarement une oeuvre à destination des adolescents n’avait à ce point abordé des sujets aussi tabous (et pourtant réels) que le viol, le suicide, le harcèlement scolaire, la dépression juvénile… La plateforme a été porté à nue mais se retrouve désormais dans la tourmente avec un nouveau film qui brouille les pistes quant à l’idéologie que met en avant Netflix.

365 Jours Netflix

365 DNI : le film qui fait polémique

365 jours (en Français) est un film polonais qui aurait pu passer inaperçu mais qui s’est pourtant retrouvé dans le top 10 des oeuvres les plus visionnées de la plateforme. Sur les réseaux sociaux, beaucoup l’ont rapproché à la saga 50 nuances de Grey, ce qui a incité les plus jeunes à aller découvrir ce mystérieux film. Et le choc a été conséquent. 

L’histoire met en scène Laura, une assistance commerciale polonaise qui se rend en Sicile avec des amis (et son copain). Mais elle est kidnappée par un mafieux italien qui compte la garder 365 jours : elle aura une année devant elle pour tomber amoureuse de lui.

Ou comment glamouriser le syndrome de Stockholm pour les détracteurs du film. Ce syndrome est un phénomène psychologique chez des personnes prises par exemple en otage qui se mettent à ressentir une sorte d’empathie, voire d’amour, pour leur bourreau. Pire encore, le film fera l’apologie de relations sexuelles non consenties. Le débat autour du long métrage commence.

La chanteuse Duffy détruit le film

Absente médiatiquement pendant plusieurs mois, la chanteuse Duffy avait choqué le monde entier en dévoilant en février avoir été « violée, droguée et séquestrées pendant quelques jours« . Bien qu’elle se dise « ok et en sécurité maintenant« , on peut comprendre que voir une situation proche de celle qu’elle a vécu tournée dans un film qui se voudrait romantique ne lui plaise pas. Elle s’est donc exprimée pour demander le retrait de 365 jours de la plateforme.

« Je ne peux pas imaginer que Netflix puisse ignorer à quel point ce contenu est insensible et dangereux. Personne ne devrait prendre ça pour un divertissement, pas plus qu’il devrait être décrit ou commercialisé de la sorte« .

Netflix réagit à la polémique

La plateforme américaine ne pouvait pas rester sourde face à la polémique, elle qui a toujours défendu ses choix – on se rappelle les critiques qui tournaient autour de 13 Reasons Why, accusée de glamouriser le viol.

Netflix semble vouloir garder la même ligne de conduite et refuse donc de supprimer le film de son catalogue (ou même d’en faire des ajustements, comme avec la suppression de la scène du suicide sans la série précédemment citée).

Un porte parole de la plateforme a en effet communiqué sur le film et les polémiques via The Guardian et ses paroles ne vont pas satisfaire les détracteurs du long métrage :

« Nous croyons fermement qu’il faut donner plus de choix et de contrôle aux abonnés sur leur expérience de visionnage à travers le monde. Nos abonnés choisissent ce qu’ils veulent regarder ou non, en définissant des filtres de maturité et en enlevant des titres pour se protéger de contenus qu’ils jugent trop matures« .

Netflix vous invite donc à juger ce que vous pouvez voir ou non, et compte sur la responsabilité du visionneur et non pas sur celle de celui qui propose les films. Un choix qui va très certainement relancer la polémique et les débats autour du long métrage qui connait malgré tout un énorme succès.

 

 


Pierre Costero

Pierre Costero

Passionné d'écriture, je suis rédacteur web depuis sept ans. Je m'intéresse à l'actualité médiatique et la vie des célébrités en partageant avec justesse les dernières nouveautés brûlantes.