"Une déclaration de guerre": la France et Genève se serrent la corne sur les nouveaux plans autoroutiers

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Le Premier ministre français Edouard Philippe a récemment approuvé un développement autoroutier entre Machilly et Thonon-les-Bains. Selon Le Parisien, le développement visera à «ouvrir le Chablais».

Les autorités suisses s'opposent au plan, estimant qu'il n'est pas nécessaire – en particulier après l'achèvement récent du réseau ferroviaire Léman Express, qui a été construit pour décongestionner toute la région.

Philippe d'Espine, porte-parole de la ville de Genève, a déclaré au Parisien que le plan autoroutier français était «un non-sens».

"Ce tronçon autoroutier n'est vraiment pas indispensable et sera en concurrence directe avec le Léman Express", a-t-il déclaré.

Des dizaines de milliers de travailleurs vivent dans la région et se rendent quotidiennement à Genève pour travailler.

Près d'un demi-million de véhicules – 446700 pour être exact – ont traversé Genève chaque jour en 2018, selon les estimations du canton de Genève.

Neuf sur dix des 90 000 frontaliers qui se rendent à Genève le font en voiture.

Tel que rapporté par la section locale en décembre 2019, le Léman Express a considérablement réduit les temps de déplacement de nombreux travailleurs tout en réduisant considérablement les coûts. Les Genevois ont perdu environ 138 heures par an à cause de la circulation.

LIRE: Comment la nouvelle liaison ferroviaire Léman Express atténuera les problèmes de circulation à Genève

Mais l'opposition au plan ne vient pas seulement du côté suisse de la frontière. Les écologistes français se sont également prononcés contre le plan, affirmant qu'il réduirait inutilement la pollution dans la région.

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Le politicien français Christian Monteil, qui milite pour la nouvelle autoroute depuis plus d'une décennie, ne cesse de mâcher ses mots en dénonçant les autorités suisses.

Monteil a déclaré que toute tentative d'arrêter l'autoroute serait considérée comme une «déclaration de guerre».

«Si un appel est déposé, nous lancerons des contre-actions pour bloquer Genève. Et nous appellerons tous les élus du Chablais, tous les Chablaisiens et Chablaisiennes, à nous rejoindre sur le territoire suisse. »