Logement squattés en France : Il faudrait une loi beaucoup plus stricte

Certains foyers ont eu une mauvaise surprise lorsqu’ils ont tenté de se rendre dans leur maison secondaire puisqu’elle avait été squattée.

Logement
Source : capture Pixabay

Les squatteurs ont tendance à cibler certains logements, notamment les maisons secondaires qui sont « abandonnées » une bonne partie de l’année. Les foyers n’optent pas toujours pour des locations en dehors des vacances d’été et les squatteurs peuvent alors s’installer sans qu’ils soient dérangés pendant de nombreuses semaines, voire plusieurs mois. Les logements vacants que vous délaissez par exemple pour vos départs en vacances sont également pris pour cible. Les délais peuvent être assez conséquents pour récupérer votre demeure si toutefois vous le pouvez. Il est donc demandé qu’une mesure beaucoup plus stricte soit mise en place dans ce contexte.

Attendre une décision de justice pour une maison squattée

Vous êtes parti en vacances pendant quelques semaines et lors de votre retour, vous constatez que votre logement est occupé par une famille. Vous pensez qu’il est possible de récupérer la demeure, mais, malheureusement, la situation n’est pas aussi simple. La plupart du temps, les « nouveaux propriétaires » ont changé les serrures, vous n’avez donc pas accès aux différentes pièces et surtout la loi ne vous permet pas de les déloger par la force.

  • De ce fait, comme la secrétaire d’État a pu le rappeler, il faut qu’une décision de justice soit rendue pour obtenir vos clés.
  • Ce fonctionnement est assez spécial puisque la justice doit décider si oui ou non vous pouvez récupérer votre propre maison.
  • Comme le mentionne le Parisien, la situation peut être très difficile surtout lorsque la décision n’est pas partagée avant plusieurs mois.

Le quotidien cite par exemple l’affaire d’une maison squattée en 2015 par plusieurs personnes. À cette époque, le jugement n’avait pas été rendu avant 18 mois, cela peut donc être très long pour les propriétaires. Il est important de préciser que si le délai est plus court pour les résidences principales, il est par contre beaucoup plus long pour les logements secondaires. De ce fait, certains voudraient que la loi soit changée pour que la décision soit connue beaucoup plus vite et que des mesures strictes soient aussi partagées. Depuis quelques années, le phénomène des logements squattés prend une ampleur conséquente.

Vers une modification de la loi Dalo de 2007

Le journal révèle que les parlementaires voudraient que tous les logements, qu’ils soient principaux ou secondaires, soient considérés comme des domiciles. De ce fait, même s’ils sont occupés occasionnellement par un foyer, il serait possible d’avoir accès à un jugement beaucoup plus rapide. Comme le mentionne le journal, le gouvernement semble favorable à cette mesure et les conséquences pourraient être beaucoup plus sympathiques pour les foyers victimes des squatteurs. En effet, imaginons que votre logement secondaire est occupé par des personnes qui n’ont pas l’autorisation de séjourner.

Vous pouvez donc saisir le préfet immédiatement et une réponse sera alors donnée en 48 heures maximum puisque les résidences secondaires sont considérées comme des domiciles à part entière. De ce fait, si la décision est en faveur des propriétaires, les squatteurs peuvent être invités à quitter les lieux au plus vite. Depuis de nombreuses années, des histoires similaires envahissent les journaux français. En effet, des squatteurs décident de prendre d’assaut des logements vacants, inoccupés ou à l’abandon en utilisant les failles de la justice. Les familles se lancent donc dans des procédures très complexes pour que les biens soient récupérés et dans certains cas de figure, la situation peut être très difficile et surtout incompréhensible.


Jennifer Pardé

Jennifer Pardé

Je suis passionnée par les mots, le métier de rédactrice Web s’est dévoilé comme incontournable il y a plus de 8 ans. Je n’hésite pas à partager mon avis sur tous les sujets notamment la politique, la télévision et les people.