Éducation nationale : quelles mesures en cas de seconde vague de Covid-19 ?

En s’appuyant sur la fin d’année scolaire largement bousculée par la crise du Covid-19, l’Education nationale s’est mis au travail afin d’aborder la prochaine rentrée le plus sereinement possible. Pour cela, le ministère a imaginé plusieurs scénarios.

école covid-19

Si la première vague de la maladie a pris au dépourvu le monde de l’enseignement, ministère y compris, il n’est plus question de se faire prendre de court par un éventuel retour de l’épidémie du Covid-19.

Forte de l’expérience du premier semestre 2020 où il a fallu improviser, l’Éducation nationale a préféré prendre les dispositions nécessaires pour pouvoir parer à toutes les éventualités. Divers scénarios ont été envisagés, de la rentrée normale à la rentrée dans une configuration de pandémie.

Dans cette optique, le ministère de l’Éducation nationale vient de diffuser sa circulaire de rentrée afin de permettre à chaque intervenant d’être prêt pour le 1er septembre, jour de la rentrée. Ainsi il prévoit un plan de continuation pédagogique avec en clé de voûte, l’enseignement en présentiel dès qu’il est possible.

Dans un document disponible en téléchargement sur son site, le ministère donne des directives à l’ensemble des établissements scolaires afin que tout soit prêt y compris le volet sanitaire.

Les consignes espèrent tout d’abord une rentrée la plus normale possible. A ce titre, l’Éducation nationale prévoit l’accueil de tous les élèves, et cela dans tous les établissements. Bien entendu les gestes barrière, le lavage des mains, le gel hydroalcoolique et les masques seront de la partie. Néanmoins, cette situation proche de la normale dépendra de la circulation du virus à la rentrée.

Deux autres cas de figure sont cependant envisagés par l’équipe du Ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer.

Jean-Michel Blanquer
Source : Wikipedia

Scénario N°1 : Le virus se renforce mais ne contraint pas les établissements à fermer

Il s’agit d’une situation intermédiaire. L’épidémie revient mais pas au point d’empêcher l’activité d’enseignement.

Pour pallier cette éventualité, l’Éducation nationale prévoit un enseignement mixte, basé de préférence sur l’accueil des apprenants dans les divers établissements. Si la présence des élèves est privilégiée au moins une fois par semaine, le protocole sanitaire sera plus strict et sera diffusé en interne. Bien entendu, les enseignants disposeront du matériel pédagogique nécessaire et se verront fournir des fiches thématiques qui leur permettront d’assurer l’enseignement sans discontinuer. D’autres outils seront à leur disposition et il leur sera notamment possible de réorganiser les classes voire de refondre les emplois du temps.

Selon le ministère, ces outils seront très souples ; aucun cadre strict ne sera imposé. De plus, en pareil cas, le CNED réactivera la plate-forme « l’Ecole à la maison » et France Télévision rediffusera « La maison Lumni ».

etudiant masque

Scénario N°2 : La situation sanitaire exige un reconfinement

Il s’agit de la pire des hypothèse et même si elle est envisagée, chacun espère qu’elle n’aura pas à être mise en œuvre.

Si un reconfinement devait avoir lieu de façon local, en tout cas c’est ce que prévoit le ministère ces derniers jours, l’accent serait mis sur l’enseignement à distance, mais tout en gardant un contact hebdomadaire.

En effet, lors du du printemps, plus de 4 % des élèves ont décroché. Pour éviter toute réitération de cette situation, le ministère préconise un contact hebdomadaire avec l’élève, mais aussi avec les parents afin que ces derniers disposent d’un support pour leur permettre de suivre la scolarité et les progrès de leurs enfants. Des fiches pratiques sont d’ores et déjà prévues pour assurer la cohérence de l’enseignement si une fermeture des établissements devait intervenir.

En cas de besoin, du matériel supplémentaire sera distribué localement aux élèves décrocheurs ou connaissant d’importantes difficultés.

Si les syndicats d’enseignants sont conscients de la taille du défi à relever, ils pointent cependant ce qu’ils considèrent comme des insuffisances du plan, mais n’ignorent pas que de nombreuses interrogations restent en suspens. Il se raconte même que le syndicat SNSE-FSU préconise un léger décalage de la rentrée scolaire, leur porte-parole estimant qu’il faudrait quelques jours supplémentaires pour que tout soit au point.