La forêt tropicale disparaît : 10 millions d’hectares disparaissent par an et c’est catastrophique

A cause de la surconsommation alimentaire en grosse partie, la déforestation continue sa course et les conséquences se font déjà ressentir.

Déforestation
Source : Instagram (@im_wageesha)

Dès le plus jeune âge, les enfants apprennent le rôle essentiel que jouent les arbres sur l’équilibre de notre planète. On le sait, les arbres assainissent l’air que nous respirons en absorbant le dioxyde de carbone et en rejetant l’oxygène qui est vital à notre survie. La purification de l’air leur doit beaucoup. Pour schématiser, couper un arbre revient à détruire une usine d’épuration naturelle. De plus, ils jouent un rôle de stabilisateurs pour le sol et, évidemment, les forêts accueillent en leur sein une biodiversité riche qui est également indispensable à notre écosystème (chaque espèce, de la plus petite à la plus grande, a une place qui est la sienne et qui est déterminante). Les arbres sont de véritables alliés que nous devons protéger. C’est pour cette raison que de nombreuses organisations lancent un cri d’alerte : nous devons respecter et protéger nos arbres, car nous courons tout droit vers notre propre perte.

4,06 milliards d’hectares de forêt aujourd’hui sur la surface du globe

Ce chiffre peut sembler très conséquent – et il est – mais celui de la déforestation l’est tout aussi, si ce n’est plus. Car depuis 1990, c’est 420 millions d’hectares qui ont disparu, détruits par l’activité humaine. Entre 2015 et 2016, dix millions d’hectares par an ont purement disparu. C’est une amélioration de 6 millions, certes. Mais elle n’est pas suffisante. Pour vivre, nous avons besoin des arbres, alors qu’ils n’ont en aucun besoin de nous pour s’épanouir – c’est même le contraire. Et au lieu de s’en servir pour des intérêts alimentaires ou industriels, nous devrions nous en servir pour, au hasard, respirer. 

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OVERGROWN ~ Guatemala was not on the mind when planning my trip to Belize but once I had my itinerary in place and knew that I’d be close to the Guatemalan border I figured, why not?!? Set within the northern reaches of Guatemala’s Peten department is the incredible Mayan site of Tikal. Tikal National Park protects both the Mayan ruins but also a huge swath of tropical forest and a great variety of wildlife — giving travellers a unique opportunity to combine cultural and environmental interests. • • 📷: Tikal National Park • • #guatemala #peten #centralamerica #tikal #tikalnationalpark #nationalparks #mayan #ruins #ancientruins #temples #pyramids #junglevibes #junglelife #greenearth #lush #tropicalparadise #tropicalforest #unescoworldheritagesite #environmental #exploremoreoutdoors #exploretheworld #mustsee #placestovisit #ancientcity #rainforest #travelgrams #instatravel #travelingislife

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La biodiversité menacée par la déforestation

Qui dit moins d’arbres dit un air moins pur, comme nous l’avons vu plus haut. Mais cela provoque aussi des conséquences terriblement néfastes sur la biodiversité qu’ils accueillent, du plus microscopiques des insectes aux plus imposants des . Or, le rôle que tient une mouche dans l’écosystème est aussi vital que celui que peut tenir un ours, ou même l’être humain. Un élément manquant dans la chaîne viendra perturber tout le rouage et aura des conséquences terribles dans les années à venir, car c’est tout un équilibre qui, justement, ne tiendra plus debout. 

QU Donguy, l’actuel directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ne mâche pas ses mots : « la déforestation et la dégradation de la forêt se poursuivent à un rythme alarmant, ce qui contribue significativement au déclin actuel de la biodiversité« . Et cette déforestation, nous la devons en premier lieu à la production de nourriture pour le bétail et à la culture de soja et de palma (40% de la déforestation tropicale).

Des espèces animales et végétales vouées à disparaître

En supprimant l’habitat naturel de milliers d’espèces, c’est la suppression de ces mêmes espèces que nous provoquons. Le lien de cause à effet se fait de lui-même. A l’heure actuelle, on considère que 8 056 espèces sont menacées. Parmi elles, plus de 1400 sont proches de l’extinction Les forêts accueillent une large partie du monde animaliers puisqu’on considèrent qu’elles abritent 80% des espèces d’amphibiens, 75% des animaux, 68% des mammifères et une très grosse majorité des insectes. 

Et tout le monde peut aider, à sa manière. En consommant moins d’aliments qui participent à cette déforestation (soja, café, chocolat, sucre…) vous n’entrez pas dans l’engrenage de la surconsommation, celui qui est si fatal au bien-être des arbres et des forêts. Sachez en outre que certains internautes se font connaître en plantant des arbres dans la nature. Il peut être de votre ressors d’aider la planète – et par extension, nous-mêmes – à mieux respirer.

Les villes peuvent également jouer un rôle important en n’hésitant pas à planter plus d’arbres. Selon Francis Hallé, botaniste et spécialiste des forêts primaires, les arbres « sont essentiels. On ne pourrait pas vivre dans une ville entièrement minérale. Mais pour nos élus, les arbres sont du mobilier urbain, pas des êtres vivants. Dès qu’ils gênent un peu, on les coupe« . Prenez-en compte lors des prochaines élections et surtout n’oubliez pas que l’avenir de nos descendants dépend des actions que nous ferons aujourd’hui.

 

 


Pierre Costero

Pierre Costero

Passionné d'écriture, je suis rédacteur web depuis sept ans. Je m'intéresse à l'actualité médiatique et la vie des célébrités en partageant avec justesse les dernières nouveautés brûlantes.