Impact environnemental pour notre alimentation : lancement d’une nouvelle base de données !

Consommer des aliments tout en protégeant la planète, apparaît comme le nouveau slogan chez les consommateurs, de plus en plus conscients des effets de l’impact environnemental. Ces derniers accordent désormais une attention particulière à la qualité des produits qu’ils mangent au quotidien.

Alimentation
Source : capture Pixabay

La protection de la planète serait devenue une question importante depuis plusieurs années au regard du contexte sanitaire qui préoccupe de plus en plus. Dans l’optique d’assurer la durabilité de l’environnement, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’ et l’environnement (Inrae) ont décidé de mettre sur pied une base de données AGRIBALYSE.

AGRIBALYSE, une base de données pour mesure l’impact environnemental des aliments

Son objectif consiste à s’informer sur l’impact environnemental des différents produits alimentaires que nous consommons. Ceci étant, les travaux de ces deux agences s’intéressent à toutes les étapes de vie d’un produit. Cet impact environnemental devra être évalué depuis la production agricole, la transformation, la vente et jusqu’à la consommation du produit.

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Le génome d'une petite tomate sauvage livre les secrets de sa tolérance à la sécheresse. Parmi les 32 000 gènes que compte le génome de S. pennellii, les scientifiques ont mis en évidence que les gènes impliqués dans la synthèse des lipides montraient des signes de sélection positive (e.g. évolution rapide). Ils ont également montré que la cuticule de S. pennellii présente une teneur accrue en cires, qui vient en renforcer la fonction naturelle, à savoir éviter la perte d'eau à travers les feuilles. Enfin, ils ont établi que le niveau d’expression des gènes impliqués dans la synthèse des différents composants de la cuticule différait entre tomate sauvage et tomate cultivée. Tout laisse donc à penser que chez S. pennelli, la cuticule aurait été le siège d’une adaptation permettant de réduire les pertes d’eau par transpiration et de faciliter la survie en milieu aride. Lire la suite sur inrae.fr 📸 Christophe Maître, INRAE #tomate #tomato #genome #genetique #genetics #secheresse #agriculture #alimentation #environnement #inrae #recherche #science #instascience #gene #pennellii #research

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Cette base de données, disponible en ligne est accessible à tous les professionnels du secteur industriel, producteurs et consommateurs. Elle apparaît comme un outil holistique capable de mesurer l’impact environnemental de tous les produits alimentaires. AGRIBALYSE permet de connaître toutes les indications environnementales d’un aliment, des données sur le produit à l’état brut, après la transformation ainsi que lorsqu’il peut déjà être consommé. Le regroupage des données se fait sur la base de plusieurs facteurs qui déterminent le cycle de vie du produit. Parmi ces indicateurs de collecte de données, on peut citer la consommation d’eau, la façon dont la terre est exploitée, les changements climatiques, les ressources non renouvelables et bien d’autres.

Quel coût pour produire un aliment ?

AGRIBALYSE a été initialement conçue pour mesurer l’impact de l’environnement sur les produits déjà consommés. Toutefois, les responsables de ce projet souhaitent que l’outil soit également utilisé par les producteurs pour réduire les impacts tout en améliorant leurs systèmes de production. Il faut néanmoins rappeler que 1/4 de l’empreinte carbone en France est dû à l’alimentation d’où la nécessité pour les professionnels du secteur agricole, de mettre en place des stratégies d’éco-conception efficaces afin de réduire de manière considérable ces impacts sur les produits alimentaires. Grâce à cette base de données, les consommateurs auront droit à plus de transparence sur la qualité des aliments qu’ils mangent.

Actuellement, l’outil regorge environ 2 500 aliments et deux cent produits alimentaires ayant déjà été référencés sur son site. Ce projet est soutenu et apprécié par plusieurs autres qui luttent pour la cause environnementale comme l’association UFC-Que Choisir. Cette dernière n’a pas manqué de féliciter les deux agences qui ont pensé à mettre sur pied une telle initiative. Toutes les filières agricoles et autres producteurs issus de l’industrie alimentaire devront désormais informer les consommateurs sur le niveau de réduction de l’impact environnemental sur leurs produits.

Un pas vers l’affichage environnemental

Cet outil permet aussi de faire une comparaison claire entre les aliments cuisinés et les aliments bruts afin de mieux communiquer sur le coût global de la cuisson. Ceci étant, le poids environnemental se multiplie par deux entre une carotte cuite et celle qui est crue. L’association UFQ-Que Choisir estime qu’on pourra comparer deux plats de repas ou évaluer les indicateurs d’éco-conception. Toutefois, il est important de préciser qu’AGRIBALYSE ne permet cependant pas de comparer les produits en rayon d’autant plus que leurs indicateurs ne tiennent pas compte du produit ou de marque mais de la famille de produit dont il fait partie.

Même si cette plateforme ne prend pas en compte le commerce équitable ou le bien-être animal, l’Ademe et l’Inrae se félicitent de cette initiative qui est déjà une grande avancée pour l’affichage environnemental. Pour ce faire, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, assisté par le aurait entrepris une campagne d’expérimentation afin de réaliser des tests sur les dispositifs d’affichage environnemental sur chaque produit. Cette mission consiste à déterminer leur impact sur les choix des consommateurs afin de les sensibiliser sur la consommation des aliments adaptés aux normes de l’environnement.


Julien Jimenez

Julien Jimenez

Editeur du site Barbanews.com