Ile-de-France: une région très inégalitaire.

hervedusouich1La région Ile-de-France est une région attractive, composée de 8 départements et 12 millions d’habitants, c’est également l’une de région les plus riches de France avec un PIB avoisinant les 31% de la richesse nationale. Mais d’après Hervé Du Souich, le président de l’association Secours Catholique, c’est « aussi la plus inégalitaire ». 

L’association d’aide aux plus démunis a publié aujourd’hui une étude sur la « fracture territoriale » en Ile-de-France: 15 % (1,8 million) des 12 millions d’habitants de la région disposent de moins de 990 euros par mois par unité de consommation et la moitié d’entre eux, de moins de 750 euros.

Certaines zones de la région s’enfoncent dans la pauvreté

Le Secours Catholique réclame un « changement radical dans la politique d’aménagement » car la fracture territoriale est en train de s’aggraver. En effet, entre le département le plus riche, les Hauts-de-Seine et le plus pauvre, la Seine-Saint-Denis, l’inégalité ne fait qu’augmenter.

Entre 2004 à 2012, la proportion des ménages pauvres a augmenté deux fois plus vite dans cette région que dans le reste de la France métropolitaine (+ 5 points contre + 2,6). Hervé du Souich pointe du doigt un problème de taille: « La fracture s’aggrave. La pauvreté s’accentue en intensité et en nombre de personnes. Et ce, dans les lieux qui sont déjà les plus pauvres ».

Les pauvres de plus en plus pauvres

Le problème c’est que cette précarité à des conséquences importantes sur les enfants de ces départements qui souffrent de malnutrition, d’obésité et d’échec scolaire.

Et, les zones les plus pauvres, comme la Seine-Saint-Denis ou le Nord-Est parisien, sont aussi celles qui concentrent le plus de centres d’hébergement d’urgence ce qui ne peut pas engendrer de changements améliorants la situation. 

Pour le Secours Catholique, les logements sociaux actuels ne sont pas adaptés à la demande, l’association réclame « un plan de construction de logements réellement accessibles aux personnes les plus pauvres », visant particulièrement les communes les plus favorisées « afin de rééquilibrer les territoires ».

Nous observons un réel manque de solidarité de la part de certaines communes qui s’opposent à la construction d’hébergement d’urgence au sein de leurs villes. En effet, sur les 1 300 communes franciliennes, 90 concentrent 66 % des logements sociaux ce qui a pour conséquence d’accumuler la pauvreté sur la pauvreté.

A propos de Estelle 70 Articles
Passionnée d'actualités, Estelle s'occupe des rubriques France, International et Economie.

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