Ebola: la fin de l’épidémie annoncée trop vite

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré, jeudi 17 mars au soir, la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Seulement, la Guinée a annoncé juste après que deux nouveaux patients étaient décédé des suites d’Ebola dans leur pays. 

Pour soutenir ses propos, l’OMS avait annoncé que « Toutes les chaînes de transmission initiales » étaient considérées comme arrêtées. En effet, le Liberia et la Guinée étaient déclarés exempts depuis un certain temps, et, en Sierra Leone, il n’y avait eu aucun nouveau cas recensé depuis la guérison du dernier cas identifié il y a 42 jours. training-sierra-leone630

Une épidémie destructrice

La maladie à virus Ebola, provoque une fièvre hémorragique virale aiguë accompagnée d’une atteinte sévère de l’hémostase et du système immunitaire conduisant à une grave immunodépression. À chaque épidémie, c’est une maladie qui a causé de nombreuses morts.

Depuis 2013l’épidémie en Afrique de l’Ouest a provoqué la mort d’au moins 11.300 personnes pour 28.000 cas. Le virus aura touché au total 10 pays, mais 99% des cas se sont concentrés en Guinée, en  Sierra Leone et au Liberia.

Hier, la Guinée, pourtant déclarée exempt le 29 décembre 2015, a signalisé le décès d’un couple à cause du virus. Il s’agirait d’une couple, non identifié comme porteur du virus, qui ont été pris de vomissements et de diarrhées. Après le décès des deux personnes, la population a informé les autorités sanitaires, qui ont procédé à des prélèvements qui se sont révélés positifs au virus.

OMS: une annonce prudente

L’OMS a annoncé que « des épidémiologistes et une équipe de vaccination » étaient partis sur place pour identifier les personnes de leur entourage à surveiller. Les autorités guinéennes ont, dans un communiqué, annoncé que les autorités sanitaires avaient pris les mesures appropriées pour empêcher la propagation de la maladie. 

Ce n’est pas la première fois que des cas ressortissent après l’annonce de la fin de l’épidémie; l’OMS avait déjà fait une telle déclaration mi-janvier, et un nouveau cas avait été découvert le lendemain en Sierra Leone. C’est pourquoi, l’annonce d’hier avait été assortie d’une prudence car le risque de réapparitions localisées de cas est connu. En effet, le virus persistant chez les survivants jusqu’à 1 an, notamment dans le sperme, la difficulté à éliminer le virus est augmentée.

 

 

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