Paris : Une salle de shoot ouvrira ses portes aux toxicomanes

Les toxicomanes seront accueillis tous les jours dans une salle encadrée par du personnel médical pour prendre leur dose de drogue dans de bonnes conditions d’hygiène. Les riverains s’y opposent fortement.

Ce matin, le Journal Officiel a publié un arrêté « portant approbation du cahier des charges national relatif à l’expérimentation d’espaces de réduction des risques par usage supervisé, autrement appelés salles de consommation à moindre risque » ou SCMR. Ce projet a déjà été adopté en Espagne, en Australie, au Luxembourg, en Allemagne, au Danemark, au Canada, en Norvège, aux Pays-Bas et en Suisse. Il vise à « inclure plutôt qu’exclure » les toxicomanes et éviter qu’ils prennent des doses mortelles, qu’ils développent des maladies à cause de matériels souillés et ainsi diminuer le nombre de seringues usagées dans les rues.

Les toxicomanes qui veulent s’en sortir seront pris en charge

Cette salle se situera au sein de l’hôpital Lariboisière, à proximité de la gare du Nord et aura une entrée et une sortie distinctes de celles de l’hôpital. Actuellement, le bâtiment de 400 mètres carrés qui contiendra la SCMR est désaffecté et les travaux seront financés par la Ville de Paris, qui va débourser 800 000€. Cet espace accueillera les toxicomanes de plus de 18 ans 7 heures par jour tous les jours. Ils disposeront de 12 postes d’injection et 4 postes d’inhalation de drogues. Une consultation d’accueil aura systématiquement lieu avant la consommation, de sorte que les « toxicos » pourront parler de leur addiction et prendre des traitements alternatifs s’ils le souhaitent.

De bons résultats ont été observés dans les pays où ces SCMR ont déjà été mises en place. En effet, on a constaté moins de seringues usagées dans les rues, et le nombre de personnes qui se droguaient dans les lieux publics a diminué, ce qui a incité des pays comme l’Irlande, la Slovénie et le Portugal à ouvrir ces salles de consommation encadrées par du personnel de santé. Toutefois, les riverains sont très inquiets et s’opposent à l’ouverture de ces salles, de peur d’attirer plus de toxicomanes et surtout de dealers dans le quartier. Cette salle devrait ouvrir après l’été.

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